HISTOIRE DU LAGUIOLE
« LAÏOLE »ou« LA YOLE »
La plupart des Aveyronnais ignorent la cinquième consonne de l’alphabet et prononcent « LAÏOLE » pour Laguiole. On a conservé la prononciation ancienne, en patois, en occitan, c’est la raison pour laquelle on parle de Laïole.
Tout à commencé au début du 19ème siècle
Au début du 19ème siècle, le couteau local avait pour nom ‘Capujadou’. C’était un petit poignard fabriqué par les taillandiers, couteau confectionné d’une lame fixe et pointue emmanchée sur un morceau de bois, le couteau usuel d’une majorité des habitants de l’Aubrac.
1829
Naissance du couteau Laguiole pliant.
les premiers Laguiole furent fabriqués (par Pierre jean Calmels) avec
blocage de la lame par cran d’arrêt munis d’un anneau sur lequel on
tirait pour ouvrir et fermer la lame, par la suite transformé en crans
forcé
Ce modèle est très proche de la version actuelle que nous connaissons tous.
L’Aubrac est un vaste plateau composé de fermes isolées où habitent
plusieurs familles. Les aînés partaient faire la saison d’hiver en
Catalogne en tant que tâcherons et surtout scieurs de long.
Certains d’entre eux sont revenus en Rouergue avec dans leur poche un
couteau espagnol : la navaja. Le couteau Laguiole lui prend sa lame de
forme yatagan et son manche effilé.
1829 - 1880
La
production locale est assurée par quelques artisans (souvent les
forgerons) et permet de satisfaire la demande des paysans de l'Aubrac.
Le couteau
a une ligne très simple. C'est d'abord un outil pratique et utile. Il
évolue d'ailleurs en fonction du besoin de ses utilisateurs.
le poinçon apparais vers 1840. C'est
un outil destiné aux éleveurs pour sauver les bêtes qui se gonflaient
d’herbes fraîches, trop riche en azote, ils trouaient la panse de
l’animal pour chasser le gaz .
Cet accessoire servais aussi a trouer les lanières de cuir.
Le Laguiole s’enrichit du tire-bouchon vers 1880, cette
apparition demeure liée à la vente de vin en bouteille dans la société
urbaine, ainsi qu’au départ de gens de l’Aubrac vers Paris dans des commerces de bougnats ou limonadiers
1880 – 1900
Période prospère des couteliers de Laguiole
(ateliers avec une vingtaine d’ouvriers) qui produisent un artisanat de
qualité. Les maisons Calmels et Pagès reçoivent de nombreuses
récompenses aux concours nationaux..
1930 – 1987
L’artisanat de Laguiole ne pouvant faire
face à la demande, et ne voulant investir dans des machines, c’est dans
les années 1900 que l’industrie de Thiers profite de l’occasion pour
fabriquer le couteau de Laguiole
Une fabrication artisanale de prestige se maintient à Laguiole, mais à une très faible échelle comparée à la production industrielle de Thiers.
1987 - 2004
L’activité coutelière est relancée à l’initiative des élus locaux (plus particulièrement M. Pierre Malet).
A partir de 1985, apparaissent à nouveau des ateliers de montage.
En 1988, sur la zone de production Laguiole,
deux forges fabriquent les pièces détachées du couteau. Le succès est
fulgurant (en 1981, il ne restait plus dans le village que 2 points de
vente ne faisant que revendre des couteaux fabriqués à Thiers).
A partir de 1997, dans la zone de production Laguiole, environ 400 000 couteaux Laguiole sont fabriqués.